Photographier, Imaginer, Transformer les Paysages

Photographier le bord de mer, photos de Trouville-sur-Mer

Se promener, prendre des photos lors d’un week-end en bord de mer, quoi de plus naturel pour un photographe. J’aime figer les paysages qui se présentent devant mes yeux. Que je découvre un  lieu pour la première fois ou le redécouvre pour la centième, peu importe, il y a toujours un élément nouveau dans la scène. Mais ces photos sont des traces, des marques de mes souvenirs.

Que nous fassions tous les mêmes photos en passant devant le même paysage, peu importe. La photo est une expression personnelle. Il faut faire des photos pour soi avant tout, pas pour les autres. Ne pas se préoccuper du dictat des réseaux sociaux où pullulent peut-être des images identiques à celle que l’on contemple à l’instant.

Cette première photo de la sortie du port de Trouville sur Mer en est un exemple. C’est un paysage sans doute photographié de nombreuses fois par de nombreux photographes. Mais pourtant, je reviendrai sans aucun doute sr cette petite plage pour prendre à nouveau cette photo. Les vagues seront différentes, la marée peut-être plus basse ou plus haute, je modifierai mon cadrage pour faire mieux apparaître certains éléments…

Jouer, imaginer, créer. Laisser libre court à son expression artistique.

Et il faut aussi laisser son esprit jouer avec les photos. Faire perdre à un paysage toute référence de lieu, le rendre unique, exprimer ce que l’on ressent, laisser son imagination jouer avec une image.

Lorsque j’ai pris la photo de cette vanne sur les rochers à marée basse, je savais déjà ce que je voulais en faire, la manière dont je développerai le raw, l’intensité que je voulais donner à l’image finale. Transformer ce paysage maritime en une expression artistique.

Cette plage balayée par le vent est un peu différente. J’imaginais au départ une photo en couleur montrant le sable jouant avec le vent au raz du sol. Les effets de lumière, cette impression de sable dans le désert. Puis au moment de développer cette photo, le noir et blanc s’est présenté comme une évidence dans un désir à ce moment là de décrire un paysage apocalyptique.

Ces rails qui se dévoilent dans le chenal de Trouville à marée basse, combien de fois les ai-je photographiés… Pourtant, je ne m’en lasse pas. Souvent en noir et blanc, la couleur n’apportant rien sur ce paysage… Mais la couleur, en examinant cette photo monochrome (la photo originale est en noir et blanc), j’ai imaginé ces couleurs, j’ai joué avec les lumières, toujours dans cette image de monde désolé. Un soleil rasant, des rails qui s’échouent dans une mer bleue métallique…

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